lundi 30 janvier 2012
Sommet Européen : l'accord “Merkozy” ne doit pas être ratifié !
Les Chefs d'États et de Gouvernement de l'Union Européenne (UE) se réunissent en Conseil pour peaufiner leur projet d'« accord international pour une union économique ». Loin de permettre une sortie de crise, cet accord est une soumission agg
ravée aux logiques financières qui conduisent au chaos.
La « Règle d'Or », qui grave dans le marbre les critères du Pacte de Stabilité et de Croissance, prévoit des sanctions automatiques et des obligations pour les États de négocier des Plans d'Austérité avec l'UE. Les Chefs d'États s'obstinent dans des choix politiques qui tuent la croissance et jettent les Peuples dans la misère et le désarroi. Ce Traité, c'est le débarquement assuré de la « Troïka », le pillage des biens communs et la casse des droits sociaux, dans tous les Pays de l'Union.
Avec le transfert du pouvoir budgétaire des Parlements Nationaux vers la Commission Européenne, ils remettent en cause les souverainetés populaires, et ils le font sans débat ni consultation des Citoyens. C'est une attaque sans précédent des droits
politiques élémentaires des Peuples européens, un changement de régime vers la Dictature des Marchés.
Pour avoir une vision
claire de l'Europe qu'ils préparent, voyons ce qu'il se passe en Grèce, qu'Angela Merkel veut mettre officiellement sous tutelle. Ou en France, où Nicolas Sarkozy vient d'annoncer un 3ème Plan d'Austérité augmentant les impôts indirects et cassant les conventions collectives sur le temps de travail pour financer de nouveaux cadeaux au Patronat.
Au final, c'est l'autodestruction de l'Union Européenne qui est en cours. L'UE ne peut se construire contre les Peuples et dans la suspicion permanente entre les États membres. Jamais les Institutions Européennes n'auront la légitimité qu'elles revendiquent en prenant des décisions autoritaires et néfastes pour les Peuples. Jamais l'idée d'union ne sera préservée si un État peut demander la mise sous tutelle d'un autre. Il n'y aura pas d'Union dans la division et la mise en concurrence des Peuples.
Sarkozy : le massacre de la Protection Sociale comme seule ambition
Le Président de la République a enfin dévoilé une partie de ses objectifs : se débarrasser de la Protection Sociale à la française.![]()
Derrière le paravent de la compétitivité, il décide non seulement d'exonérer la totalité des cotisations f
amiliales pour les salaires allant jusqu'à 2,1 fois le SMIC, mais aussi d'augmenter la TVA à 21,6%. Quelle entourloupe !
La fiscalisation du financement de la Protection Sociale n'est pas la solution. Au contraire, il faut revenir à un financement adossé au travail qui est le lieu de la création de richesses. Il faut faire cotiser les revenus financiers à la même hauteur que les revenus du travail et non faire miroiter, pour le mois d'Août, une très hypothétique Taxe sur les Transactions Financières à hauteur de 0,1% .
La machine de guerre contre le monde du travail est lancée par le Président-Candidat. La déréglementation du dialogue social avec la primauté sur la loi donnée à des accords d'entreprise est un cadeau attendu depuis longtemps par le Patronat. La Gauche doit être l'alternative forte et crédible à ce massacre programmé. Avec plus de 300 000 exemplaires vendus, le Programme du Front de Gauche « l'Humain d'abord » en est la pierre angulaire.
Sarkozy : « Coup de poignard dans le Pouvoir d'Achat populaire »
Il convient d’être scandalisé par les dernières annonces de Nicolas Sarkozy.![]()
Au terme d'un quinquennat qui a poussé le Pays dans la récession et saccagé l'emploi industriel, il décide, à quelques semaines des Elections, deux énormes nouveaux cadeaux au Patronat.
Premier cadeau : un allègement de 13 milliards d'euros de cotisations sociales patronales, essentiellement payé par une hausse de la TVA, autrement dit un coup de poignard dans le Pouvoir d'Achat populaire.
Second cadeau : la possibilité pour le Patronat d'échapper à toute durée légale du temps de travail, par le biais d'accord dit de compétitivité. Tout le reste est à l'avenant : matraquage mensonger sur le coût du travail, “Règle d'Or” pour les Collecti
vités Locales, nouvelle mesure de déréglementation du Marché Immobilier sous prétexte de crise du logement.
Tout cela n'est que l'énième et dernier coup de force présidentiel. Les privilégiés et les financiers auront été servis jusqu'au bout. Les salariés n'ont plus rien à attendre de ce Pouvoir. C'est maintenant à la Gauche de construire une alternative solide et le Front de Gauche va y consacrer toutes ses forces.
jeudi 26 janvier 2012
Le Programme Populaire et Partagé : 9 épisodes, 9 dessins – Episode 1
Partager les richesses et abolir l’insécurité sociale
Le Programme Populaire et Partagé du Front de Gauche, pour les Elections Présidentielle et Législatives 2012, se décline en 9 propositions. Au cours des semaines à venir, découvrez ces propositions en 9 épisodes et 9 dessins.
La France n'a jamais été aussi riche mais ces richesses n'ont jamais été aussi mal partagées. La priorité absolue du Front de Gauche : éradiquer la pauvreté, la précarité et relancer l'économie par le partage.
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Interdire les licenciements boursiers et rétablir le CDI à temps plein comme norme du Contrat de Travail.
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Porter le SMIC à 1 700 euros net par mois pour 35 heures et instaurer un écart maximum de salaire de 1 à 20 pour toutes les Entreprises.
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Rétablir le Droit à la Retraite à 60 ans à taux plein, augmenter les minimas sociaux et créer une Allocation Jeunesse d'Autonomie.
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Adopter un pacte de défense et de développement de nouveaux Services Publics (santé, logement, petite enfance...).
Programme / Hollande : réaction de Pierre Laurent, Secrétaire National du PCF
François Hollande a continué, en rendant public son Programme, de faire entendre la “musique de Gauche” qu'il avait enta
mée au Meeting du Bourget.
Mais cette musique reste marquée par 2 sons de cloche contradictoires. D'un côté, quelques engagements nouveaux et bienvenus comme la suppression de niches fiscales à hauteur de 29 milliards d'euros profitant aux plus riches et aux Grandes Entreprises. Mais de l'autre, beaucoup de fausses notes, par exemple sur les Retraites où l'engagement du retour à 60 ans reste beaucoup trop partiel, ou encore sur les exonérations de cotisations sociales patronales où il retire d'une main, sur les heures supplémentaires, ce qu'il donne de l'autre, avec le Contrat de Génération.
François Hollande reste prisonnier d'une contradiction : faire à Gauche, en prétendant respecter dans le même temps
des engagements de réduction des Finances Publiques pris par la Droite à la demande des Marchés Financiers. Il y a aussi des impasses inquiétantes, en particulier sur le salaire : comment François Hollande peut il penser qu'on pourra attendre 2 ans avant de redistribuer les richesses alors qu'un salarié sur deux gagne moins de 1 500 € ?
Le Front de Gauche propose des solutions concrètes pour sortir de ces contradictions. C'est sur ces solutions que nous comptons continuer à rassembler dans l'intérêt de toute la Gauche pour garantir que la politique mise en œuvre demain, par une Majorité nouvelle, soit conforme aux attentes du Pays.
L’Ecole est en danger : mobilisez vous !!
Après avoir pris connaissance des nombreuses suppressions de postes en Meurthe-et-Moselle, tant dans le 1er degré que dans le second degré, le Collectif de Campagne commun des Candidats du Front de Gauche aux Elections Présidentielle et Législatives sur la 3ème Circonscription de Longwy-Briey, Jean Luc MELENCHON et Philippe MARX, apporte tout son soutien aux initiatives que les enseignants, les parents et les élus vont prendre dans les jours qui viennent.![]()
Philippe MARX, Dolores VALLAD et le Collectif de Campagne commun appellent tous les défenseurs de l’Ecole Publique à se mobiliser et à participer à la réunion organisée le Samedi 28 Janvier 2012 de 10h00 à 12h00 à la Salle A. Leonov de LONGLAVILLE (54).
Ils appellent également à participer en masse à la Manifestation Départementale qui aura lieu à Nancy, le Samedi 4 Février. À l’heure où le Gouvernement mène une campagne de sensibilisation sur le harcèlement à l’Ecole et au Collège, il supprime des postes en masse, il réduit la présence des adultes auprès des jeunes dans les Etablissements, alors qu’il faut faire tout le contraire et remettre de « l’Humain » dans le système éducatif. Comme le dit le Programme du Front de Gauche : « l’Humain d’abord ! »
lundi 23 janvier 2012
Sommet contre la Crise : Nicolas Sarkozy promet un tout petit rien pour l'emploi
430 millions d'euros pour enrayer le chômage et améliorer la formation des chômeurs. C'est "énoooorme", assurent les Services de Communication de l'Elysée, chargés de "vendre" les résultats du Sommet contre la Crise. Mais dans
le détail, c'est un tout petit rien : 0,15% du Budget de l'Etat qui s'élève à 276 milliards pour 2012.
430 millions d'euros pour venir en aide aux chômeurs, c'est à peine quatre fois le Budget de l'Elysée. Pas de quoi faire la fête, d'autant plus que cette enveloppe sera financée par "redéploiement" de crédits déjà existants afin de "ne pas accroître nos déficits" et pourra être "doublé" par le Fonds Social Européen (150 millions d'euros) et des Fonds Paritaires qui gèrent la formation des salariés, selon le Chef de l'Etat. Bref, un tour de passe passe budgétaire pour déshabiller Paul pour habiller Jacques.
Dans le détail, une belle part de ce petit gâteau revient aux Entreprises.
- 100 millions d'euros seront "budgétés" pour financer la suppression pendant six mois des charges de l'embauche des jeunes de moins de 26 ans dans les TPE (Très Petites Entreprises).
- 140 millions vont être "mobilisés pour doper l'activité partielle”. Il faut "tout faire pour éviter de couper les liens entre le salarié et son Entreprise, tout faire pour maintenir en activité les salariés (...), tout faire pour former les salariés dans l'Entreprise plutôt que de les licencier", explique Nicolas Sarkozy.
- 150 millions serviront à la formation des chômeurs "très éloignés de l'emploi". "Ceux qui ne connaissent plus d'activité professionnelle depuis au moins deux ans, tous sans exception, se verront proposer soit une formation, soit un emploi, soit un processus de resocialisation", a-t-il dit.
Mais en retour, la note s'annonce salée pour les Français. Nicolas Sarkozy annoncera "à la fin du mois" ses arbitrages sur la Protection Sociale (TVA sociale), avec une hausse de la TVA pour tout le monde, ainsi que sur la flexibilité du temps de travail, et la possibilité pour les Entreprises de monnayer emplois contre salaires à la baisse.
Les autres mesures sont plus floues : réforme de la Formation Professionnelle, soutien à l'offre de logements, donc aux Entreprises du Bâtiment, création d'un organisme dédié au financement de l'Industrie". Des précisions seront avancées "d'ici à la fin de ce mois" sur le projet de Taxe sur les Transactions Financières. Des précisions, ça ne coûte rien.
Discours de François Hollande : la réaction de Pierre Laurent, Secrétaire National du PCF
“Nous attendions de François Hollande une vraie entrée en campagne et enfin de la clarté dans les propositions. Nous avons eu l'entrée en campagne mais pas la clarté. Ce qui était connu des engagements socialistes a été confirmé. Mais ce qui posait prob
lème dans ses engagements aussi.
Je pense au Droit à la Retraite à 60 ans, avec une définition très restrictive de l'accès à ce Droit, à l'absence de propositions en faveur de la hausse des salaires, à la limitation du nombre d'emplois publics au niveau actuel alors que Nicolas Sarkozy en a supprimé 170.000, à l'absence de remise en cause de la Loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoires) et de la tarification à l'activité pour les Hôpitaux...
Quant à ce qui éta
it imprécis, cela l'est resté. François Hollande déclare que son adversaire, « c'est le monde de la Finance ». Au Front de Gauche, nous disons enfin ! Mais alors pourquoi ne dit-il rien sur le contrôle public des Banques et du Crédit ?
Enfin, un étonnement : le Candidat Socialiste est resté muet sur les contours de la Majorité qu'il entend constituer, or personne à Gauche ne peut espérer gagner seul. De tout cela, je tire une conclusion : le Front de Gauche va être plus que jamais la garantie d'une victoire solide de la Gauche face à Nicolas Sarkozy. Une victoire qui se construira dans la clarté, seule susceptible de mobiliser celles et ceux qui attendent le plus du changement pour pouvoir vivre enfin dans la dignité et la justice.”



