vendredi 24 mai 2013

Hollande - L'an II du renoncement ( Olivier Dartigolles sur France 3 )


Hollande - L'an II du renoncement ( Olivier... par CN-PCF

Salaires des Patrons : "un camouflet pour la Gauche"

Une des trop rares propositions de Gauche de l'ancien candidat François Hollande vient de disparaître corps et biens. Le projet de Loi visant à limiter les hauts salaires de Patrons n'est plus. C'est Pierre Moscovici qui a prononcé son éloge funèbre dans une interview aux Echos, déléguant au Medef le soin de s'auto réguler. Quel beau cadeau de départ pour Laurence Parisot qui quittera ainsi ses fonction sur un triomphe et quel camouflet pour la Gauche.

De renoncement en renoncement, l'abandon de la limitation des hauts salaires patronaux est un double scandale. Il est d'abord un coup porté contre la justice sociale au moment où l'austérité s'applique implacablement sur les salariés, chômeurs et retraités dont le pouvoir d'achat fond comme neige au soleil. Il est ensuite un crime contre l'économie réelle car ces surplus indécents iront nourrir la bulle spéculative des Marchés Financiers, responsable de la crise actuelle.

Ce Gouvernement trahit une fois encore sa propre parole. Cette volte-face est une nouvelle fuite en avant fédéraliste qu'il faut dénoncer. Reste au Gouvernement de reprendre ses esprits. Adepte désormais de l'auto-régulation, que le Gouvernement laisse les salariés décider du montant de leur paye. Ils sauront assurément se débrouiller.

mardi 21 mai 2013

5 Mai 2013, de Bastille à Nation : un Communiste Lorrain - Longovicien dans la Marche Citoyenne du Front de Gauche

Article du Journal "Les Inrockuptibles" du 8 Mai 2013. Patrice ZOLFO est un adhérent du Collectif PCF du Bassin de Longwy-Longuyon-Villerupt.

Récession : "ce déni de réalité doit s'arrêter"

Les indices économiques publiés par l'INSEE sont terribles. La récession est confirmée (-0,2% du PIB au premier trimestre 2013). Le pouvoir d'achat des ménages dévisse : -0,9% en 2012, c'est une première depuis près de 30 ans. Quant à la consommation des ménages, elle suit la même tendance (-0,4%) . Derrière ces chiffres, c'est un Pays qui souffre, qui va de plus en plus mal.
Face une situation aussi dégradée et douloureuse, le Président de la République se présente devant les Commissaires Européens pour les rassurer sur les engagements de la France à suivre, à la lettre, les recommandations de Bruxelles pour toujours plus d'austérité et de rigueur.
A Paris, Pierre Moscovici explique tranquillement que l'entrée de la France en récession n'est "pas une surprise" et qu'elle est "largement due à l'environnement de la Zone Euro". Bref, on s'enfonce mais c'était prévu.
Frisant le ridicule, le Ministre de l'Economie maintient "à la fois" sa prévision de croissance de +0,1% en 2013 et son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année. Ce déni de réalité doit s'arrêter !
Preuve est faite que cette politique de rigueur conduit le pays à la catastrophe. Toutes les économies de la Zone Euro qui font le choix de subir les règles stupides et récessives de la Commission Européenne obtiennent ce même résultat : la ruine de leur économie.
Le réel, c'est quand on se cogne disait Lacan. Là, c'est le Pays qui va dans le mur. Plus que jamais, il est urgent de changer de cap et de politique. Urgent d'engager le changement.

Hollande : "Aveuglement ou Obstination ?"

Alors que la France est en récession, que le Pays traverse une crise toujours plus violente avec des conséquences dramatiques pour les Français, le Président François Hollande refuse une nouvelle fois de voir la réalité en face. Il n'annonce rien, pire, il persiste et signe.
Privatisation, partenariat public privé, baisse de la dépense publique, imposition sur la plus-value mobilière, allongement de la durée de cotisation... voici les seuls horizons qu'a tracé François Hollande. Les Français qui connaissent le chômage et qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts peuvent se faire du soucis.
L'offensive européenne annoncée par le Président reste dans les rails des politiques d'austérité voulues par Angela Merkel et la Commission Européenne.
Après sa Conférence de Presse, il faut se demander si le Président de la République fait preuve d'aveuglement ou d'obstination. Si c'est de l'aveuglement, l'heure est à la prise de conscience et au changement de cap. Si c'est de l'obstination, c'est une erreur politique lourde car ne permettant pas le redressement du Pays.
Puisque le Président de République s'est dit prêt à examiner les bonnes propositions d'où qu'elles viennent, le Front de Gauche tient les siennes à sa disposition. Elles seront présentées lors des Assises Citoyennes du 16 Juin prochain.

Le Collectif PCF du Bassin de Longwy-Longuyon-Villerupt s'oppose aux Licenciements Boursiers


Le Gouvernement persiste dans l’opposition à sa Gauche

La "niche parlementaire" des Députés du Front de Gauche aura été l’occasion d’une nouvelle apparition du fossé qui se creuse entre deux lignes à Gauche. Le Gouvernement s’est opposé aux propositions de Loi du Groupe GDR (Front de Gauche)à l'Assemblée Nationale.
 Les contours flous de la majorité ne se sont pas précisés à l’Assemblée Nationale où le Groupe de la Gauche Démocratique et républicaine (GDR), rassemblant les Députés du Front de Gauche et des ultra marins, avait la main sur l’ordre du jour à la faveur de leur « niche parlementaire ». Deux des trois propositions de Loi que le groupe avait choisi de soumettre ont été renvoyées en Commission ou rejetées. 

La voie de l’étouffement 
Le premier texte, le plus emblématique, de par les crispations internes à la Gauche qu’il a entraînées dans les dernières semaines, est celui prévoyant l’Amnistie pour les syndicalistes et militants ayant été condamnés pour des faits commis dans le cadre de mouvements sociaux ou revendicatifs. Le texte, bien que largement vidé d’une part de son contenu, avait trouvé une majorité regroupant toutes les forces de Gauche au Sénat. Mais le Gouvernement s’était retourné à l’occasion de sa venue à l’Assemblée et avait fait savoir son opposition par la voix du Ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies. Une déclaration qui avait fait grincer des dents au sein de la majorité, des parlementaires socialistes et écologistes faisant savoir publiquement leur intention de voter l’Amnistie. En fins tacticiens, pour à la fois éviter l’exposition des désaccords internes à la majorité gouvernementale et ne pas avoir à dédire la majorité sénatoriale, les Socialistes ont donc choisi la voie de l’étouffement en douceur, en demandant le renvoi du texte en Commission, « le temps d’un réexamen technique du texte ». Cette justification, Marc Dolez, le rapporteur (Front de Gauche) du texte, n’y croit pas : « Toutes les insuffisances du texte, qui ont été soulignées dans le débat, trouveraient réponse dans les amendements que j’avais déposés. Le texte est améliorable immédiatement », estime-t-il. Selon lui, « on est en présence d’une manœuvre dilatoire qui a pour but d’enterrer le texte et de bloquer la navette parlementaire ». Des mots aussi entendus en séance de la bouche de l’écologiste Sergio Coronado.

 Que de l’affichage 
Le second texte aussi donne l’impression que les Parlementaires Socialistes ne savent plus exactement où ils habitent. Le texte « tendant à interdire les Licenciements Boursiers » est une version réactualisée d’une proposition de Loi communiste au Sénat, rejetée à trois voix prêt en Février 2012, mais qui avait reçu l’assentiment de l’unanimité des Sénateurs socialistes. Michel Sapin, un brin piquant envers les bancs du Front de Gauche, estime que la proposition relève « plus de l’affichage que de l’efficacité ». Il assure « partager les enjeux » de la proposition de Loi mais, selon lui, une réponse a été apportée à ceux-ci par la Loi dite de "sécurisation de l’emploi", transcription de l’ANI, l’accord conclu sous l’égide du Medef, avec la CFDT, la CFTC et la CGC. « Compte tenu de ce qui a été la position du Groupe GDR sur l’ANI, on pourrait presque prendre ça pour de la provocation », juge Marc Dolez, avant d’ajouter : « En tous cas il y a un désaccord profond entre nous et le Gouvernement sur les moyens législatifs dont il faut se doter pour réellement combattre les licenciements. » Proposition de loi sûrement rejetée donc. Comme d’autres avant elle durant les niches des Groupes écolo ou radicaux. « C’est un v
rai problème, sur des textes qui sont d’origine parlementaire, juge Dolez. Ça en dit long du peu de cas que l’on fait de la capacité d’initiative des différents Groupes du Parlement. »

Les Communistes du Collectif PCF du Bassin de Longwy-Longuyon-Villerupt étaient présent(e)s, le 16 Mai dernier, sur la Zone Industrielle de Villers la Montagne, pour distribuer le tract PCF - Front de Gauche sur cette initiative du Groupe GDR et expliquer, aux salariés des Entreprises EUROSTAMP et FVM, tout le sens de ces projets de Loi progressistes.

mercredi 15 mai 2013

ANI : une "Reculade organisée" selon Gérard FILOCHE

“Non, ça ne colle vraiment pas. Discuter cinq mois du Mariage pour Tous, peut-être. Mais passer en trois semaines, avec procédure d’urgence et vote bloqué, une Loi essentielle très contestée sur le Droit du Travail, ça ne se justifie pas. Même pour ceux qui la défendent, ce n’est pas glorieux : silence médiatique général, aucun débat contradictoire, obscurité organisée sur les 27 articles disparates de l’ANI péniblement transformés en Loi, votes forcés, expéditifs, et à reculons, sous pression, des Députés. filoche

On en arrive à une des Lois les plus mal votées de l’histoire de la Ve République. Elle ne créera aucun emploi, ne supprimera aucun précaire. Pourtant le Code du Travail est le droit le plus intime, le plus décisif pour 18 millions de salariés du privé. Même pour ceux qui ne le connaissent pas, leur vie en dépend. Un bon Code du Travail, ça produit de bons salaires. Un bon Code du Travail, ça protège l’emploi. Un bon Code du Travail, c’est la civilisation. Un mauvais Code du Travail, c’est la précarité, la flexibilité, le mal contre ceux qui bossent.

Le Droit du Travail est fait de sueur et de sang, de luttes et de larmes. Il a fallu 170 ans pour le bâtir. Il a fallu 80 ans pour passer de la journée de 17 heures à celle de 10 heures. Et encore 70 ans pour passer de la semaine de 40 heures à celle de 35 heures. Le Code du Travail c’est l’histoire du progrès, du respect, de l’humanité. C’est le droit le moins enseigné, le plus dénigré, le plus fraudé. C’est le droit qui établit, ou non, la dignité des salariés. Sans État de droit dans l’Entreprise, la subordination liée au contrat de travail devient une soumission sans contrepartie.

La Gauche a toujours fait progresser le Droit du Travail dans l’unité. Il y a eu des « ANI » célèbres, en Juin 1936 à Matignon (40 heures et congés payés). Autre ANI célèbre en Juin 1968 à Grenelle où le SMIG a augmenté de 33 % et le SMAG de 55 % pour constituer le SMIC ! Jospin avait eu le courage de convoquer un « Sommet Social » le 10 Octobre 1997 pour imposer les 35 heures. La Droite a passé à l’acide le Code du Travail pendant dix ans. Elle a « recodifié » dans un silence général entre 2004 et 2008. On s’attendait à ce que la Gauche reconstruise. C’était dans le programme de Hollande. Si c’était la Droite qui avait fait ce forcing ANI-MEDEF, on aurait tous été dans la rue, le 5 Mars, le 9 Avril et le 1er Mai.

C’est la première fois dans l’histoire que la Gauche décide de faire reculer, gravement, le Code du Travail pour tenter d’amadouer le MEDEF, rassurer les Marchés et leurs Agences de Notation. Michel Sapin a même évoqué « les Lois Hartz 1, 2, 3 et 4 » votées de 2002 à 2004 par le SPD et la CDU, Schröder et Merkel. Le paradoxe, c’est que le SPD aujourd’hui s’en mord les doigts et les remet en cause pour affronter Merkel aux élections de 2013 (et Hartz, comme Cahuzac, a été inculpé et condamné pour corruption). Ainsi, au moment où ces Lois Hartz qui ont fait tant de mal aux salariés allemands sont enfin dénoncées par les Socialistes à Berlin, de façon incroyable, à contretemps, ce sont les Socialistes français qui les font passer à Paris.” Gérard Filoche

Olivier Dartigolles, Porte Parole du PCF, à l’épreuve des faits et de l’actu sur LCI

mardi 14 mai 2013

Amnistie : un vote et une majorité de Gauche sont indispensables à l’Assemblée Nationale

Déjà majoritaire à Gauche au Sénat, le texte sur l'amnistie sociale est présenté, le 16 Mai, par les Députés du Front de Gauche à l'Assemblée Nationale.amnistie sociale

Alors que des dirigeants et des parlementaires socialistes ont exprimé publiquement leur soutien à ce texte, malgré quelques coups de règle sur les doigts venant aussi bien de l'Élysée que de Matignon, le porte parole du Groupe Socialiste annonce un renvoi du texte en Commission. Quel piteux revirement ! Rien ne justifie ce renvoi en Commission, si ce n'est d'empêcher les Députés de Gauche de voter pour un texte de Loi de soutien au mouvement social.

Le texte peut être adopté, dès maintenant, par une majorité de Gauche. C'est ce chemin qu'il faut prendre car la Gauche doit être à côté de ceux qui luttent. L'heure n'est pas aux tergiversations, aux reculades et aux calculs politiciens mais au respect de la parole donnée, à la solidarité concrète. Pas de renvoi en Commission, un vote et une majorité de Gauche sont indispensables à l’Assemblée Nationale.

lundi 13 mai 2013

Le Peuple de Gauche se remet en marche

L’appel du Front de Gauche à la Marche Citoyenne contre la finance et l’austérité, et pour une nouvelle République, rencontre un écho bien au-delà de ses rangs. Un an après la victoire de François Hollande, les rues de Paris ont porté, le 5 Mai, le rappel de l’exigence de changement. 

Une partie de la Gauche relève la tête, n’acceptant pas la chronique écrite par anticipation d’un échec annoncé. Économistes, syndicats, partis ou courants politiques, dans et hors de la coalition gouvernementale, parlent désormais d’une voix quasi unie pour plaider l’abandon de l’austérité et l’engagement d’un véritable bras de fer contre les tenants de l’Europe libérale, la Chancelière conservatrice allemande Angela Merkel en tête.

Parmi ces voix, les organisations du Front de Gauche, mais, au-delà, le NPA, des élus d’Europe Écologie-les Verts avec leur ancienne candidate à l’élection présidentielle, Eva Joly, et des écologistes de tous horizons de la Gauche comme l’essayiste Paul Ariès ou le biologiste Jacques Testard, des militants associatifs ou d’ONG, des syndicalistes du monde ouvrier ou paysan, et de très nombreux élus Communistes et Républicains ont défilé ensemble, à Paris.

100_5454100_5471100_5465

Contre la Finance au pouvoir

L’idée de cette manifestation avait été lancée le 5 Avril, par Jean-Luc Mélenchon, avant de devenir le bien commun de tous ses organisateurs, en réaction à l’affaire Cahuzac et à ses conséquences à craindre sur la vie politique française, mais, surtout, sur ce que ce scandale révèle de l’entrelacement des intérêts entre le monde politique et la sphère financière, incompatible avec le changement attendu.

Depuis l’appel au « coup de balai » initial lancé par le coprésident du Parti de Gauche, la discussion sur le mot d’ordre au sein du Front de Gauche a permis de passer à une dialectique plus élaborée sur les alternatives à mettre en avant lors de cette Marche, entre réorientation sociale et changement institutionnel. L’affaire Cahuzac a en effet « mis en lumière deux problèmes majeurs. Le premier, l’emprise insupportable des logiques de la finance sur le système économique, politique, institutionnel, jusqu’à la corruption de certains de ses acteurs. Or, le Gouvernement a aussitôt refermé le chapitre de l’évasion fiscale, de la lutte contre la finance, alors qu’il aurait fallu l’ouvrir en grand. L’autre problème, c’est le dessaisissement démocratique du Pays. Pour garantir un nouveau cap social, il faut que les Citoyens aient la parole et le pouvoir. La question de la démocratie et celle de l’orientation sociale sont liées. 

IMG_1230100_5491100_5495

Pour tous ceux qui « ne reconnaissent pas la politique de Gauche qu’ils attendaient »

Reste que toute la Gauche critique (Verts, Socialistes de l’aile gauche contre l’austérité) n’a pas manifesté ensemble pour obtenir le changement de cap auquel chacun appelle pourtant, même si la Marche se voulait ouverte à tous ceux qui « ne reconnaissent pas la politique de Gauche qu’ils attendaient ». Une adresse claire à tous les électeurs de Hollande, du second tour comme du premier, militants et sympathisants socialistes compris. Conscients que, pour définir le « nouveau contrat politique de changement », qu’ils appellent de leurs vœux, « il faudra aller plus loin », les Communistes ont proposé « d’ouvrir dès maintenant une perspective, un prolongement » à cette manifestation, en tenant, le 16 Juin, des « assises de la refondation démocratique et sociale ».

Une proposition « d’organiser ensemble ou de participer à un grand rendez-vous national d’élaboration des axes d’une politique de changement véritable », adressée à leurs partenaires du Front de Gauche et aux forces sociales et citoyennes qui se sont retrouvés dans la Marche du 5 Mai, mais aussi, plus largement, « à tous ceux qui le souhaitent », à Gauche.

100_5509100_5517100_5518